
Temps de lecture : 6 minutes
Un article à lire lentement, surtout si tu te sens déjà fatigué(e).
Il y a des jours où tu te lèves déjà fatigué(e).
Tu avais prévu plein de choses…
mais ton énergie, elle, n’a pas suivi le programme.
Tu fais un peu, tu scrol l un peu, tu culpabilises beaucoup.
Le soir, tu te dis : “J’ai encore rien fait de ma journée.”
Et tu ajoutes une couche de pression à ta fatigue.
Le problème, ce n’est pas que tu es “fainéant(e)” ou “pas motivé(e)”.
C’est que tu utilises la même grille d’exigence pour tous tes jours :
les bons, les moyens, les vraiment compliqués.
Dans cet article, on va parler d’un concept simple :
le “minimum viable jour”.
L’idée : définir à l’avance ce que serait pour toi
la version minimale mais acceptable d’une journée “productive”
quand tu es fatigué(e).
Pas une journée parfaite.
Une journée où tu peux te dire, le soir :
“Ce n’était pas un grand jour… mais ce n’était pas un jour perdu.”
1. Pourquoi tu te sens nul(le) les jours de fatigue

Quand tu es fatigué(e), tu fonctionnes souvent avec cette logique :
Tu te réveilles en mode “je vais quand même essayer de faire tout ce qui est prévu”.
Tu avances au ralenti, tu procrastines, tu te disperses.
En fin de journée, tu constates tout ce qui n’a pas été fait.
Tu conclus : “Je suis nul(le).”
Ce qui t’épuise, ce n’est pas seulement la fatigue physique ou mentale.
C’est le décalage entre :
ce que tu exiges de toi,
et ce que tu peux réellement donner ce jour-là.
Tu te juges avec les standards d’un jour où tu as bien dormi,
où tu es motivé(e),
où ta tête est claire.
Sauf que la vraie vie, c’est :
des nuits compliquées,
des périodes de stress,
des hormones qui font leur vie,
des soucis qui prennent de la place.
Tu n’as pas le même niveau de batterie tous les jours.
Mais tu gardes la même grille d’attente.
Le “minimum viable jour” vient casser ce réflexe.
2. C’est quoi, un “minimum viable jour” ?
Le terme vient de l’idée de “produit minimum viable” (en startup) :
la version la plus simple d’un produit,
qui n’est pas parfaite,
mais qui permet déjà d’avancer, de tester, de ne pas rester bloqué.
On applique la même logique à ta journée.
Un “minimum viable jour”, c’est la version :
simple,
courte,
réaliste
d’une journée où tu as quand même semé quelque chose.
On peut le résumer ainsi :
1 tâche importante
1 geste pour toi
1 micro-rangement
C’est tout.
Si tu fais ça un jour fatigué,
tu as rempli le contrat minimal.
Tout ce que tu ajoutes en plus, c’est du bonus.
Mais tu ne te juges pas sur le bonus.

2.1. 1 tâche importante
Ce n’est pas “toute ta to-do”.
C’est une seule chose qui compte vraiment pour aujourd’hui ou pour plus tard.
Par exemple :
envoyer un mail qui traîne depuis longtemps,
avancer 30–45 minutes sur un projet important,
faire un appel administratif que tu repousses,
terminer une tâche commencée depuis plusieurs jours.
L’idée, c’est de répondre à la question :
“Si je ne fais qu’une seule chose aujourd’hui pour ne pas me sentir en retard, ce serait quoi ?”
C’est ton noyau dur.
2.2. Un geste pour toi
Les jours où tu es fatigué(e), tu as tendance à :
t’en demander trop,
puis te punir en te privant de choses qui te font du bien.
Résultat : tu es épuisé(e) et frustré(e).
Le “geste pour toi”, c’est un petit moment qui te nourr it un peu :
10 minutes de marche,
une douche plus longue et vraiment pour toi,
15 minutes de lecture,
écrire trois lignes dans un carnet,
appeler quelqu’un avec qui tu te sens bien.
Ce n’est pas “mérité” si tu as bien travaillé.
C’est inclus dans le minimum.
2.3. 1 micro-rangement
Tu ne vas pas transformer ton appartement.
Tu vas juste éviter de laisser tout s’accumuler.
Le micro-rangement, c’est quelque chose qui prend
entre 2 et 10 minutes.
Par exemple :
vider l’évier,
ranger un coin précis (une étagère, une table, un sac),
faire tourner une machine,
trier les papiers d’un tas.
Rien de spectaculaire.
Mais le lendemain, tu te réveilles dans un espace un tout petit peu plus léger.
Tu envoies à ton cerveau le message :
“Même quand je suis fatigué(e), je prends soin de mon environnement, un tout petit peu.”
3. Comment l’utiliser dans une vraie journée fatiguée
On a la théorie.
Voyons comment ça se vit, en pratique.
3.1. Commencer la journée en mode “minimum viable”
Dès que tu sens que :
tu es épuisé(e),
tu as mal dormi,
tu es émotionnellement à plat,
tu as une journée déjà ultra chargée mentalement,
tu peux décider dès le matin :
“Aujourd’hui, je passe en mode minimum viable jour.”
C’est un peu comme changer le niveau de difficulté du jeu.
Tu prends 3 minutes pour définir :
ta tâche importante,
ton geste pour toi,
ton micro-rangement.
Tu peux les noter sur une petite feuille, ou dans ton téléphone.
Exemple :
Tâche importante : appeler le médecin et prendre rendez-vous.
Geste pour moi : 15 minutes de marche après le déjeuner.
Micro-rangement : vider la table du salon ce soir.
Tout le reste est facultatif.
Si tu fais plus : bravo.
Si tu ne fais “que” ça : c’est suffisant pour aujourd’hui.
3.2. Accepter la version minimale, vraiment
Le piège, c’est de te dire :
“Mon minimum viable jour, c’est :
– 3 tâches importantes
– 1h de sport
– 30 minutes de rangement.”
Ce n’est plus un minimum, c’est un plan de bataille.
Un minimum viable jour, c’est presque frustrant de simplicité.
C’est une version que tu peux faire même :
avec une migraine légère,
avec une grosse fatigue,
avec un moral en baisse.
Tu dois pouvoir te dire :
“Je peux faire ça même au ralenti.”
3.3. Clore la journée en te basant sur ce minimum, pas sur tout le reste
Le soir, au lieu de te demander :
“Est-ce que j’ai tout fait ?”
Tu te demandes :
“Est-ce que j’ai fait :
– ma tâche importante ?
– mon geste pour moi ?
– mon micro-rangement ?”
Si la réponse est oui, tu peux te dire : “Ok. Ce n’était pas un jour où je pouvais tout donner. Mais ce n’était pas un jour perdu.”
Tu peux ensuite reconnaître ce que tu n’as pas fait,
sans t’insulter : “Ça, ce sera pour un autre jour, avec plus d’énergie.”
Tu donnes à ta fatigue sa place,
sans renoncer complètement à avancer.

Conclusion : avancer lentement, mais continuer d’avancer
Les jours de fatigue, tu n’as pas besoin d’en faire plus.
Tu as juste besoin d’en faire assez.
Une chose utile.
Un petit geste pour toi.
Un minimum de clarté autour de toi.
Si tu fais ça, la journée n’est pas perdue.
Elle est suffisante.
Demain, tu recommenceras.
À ton rythme.
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